l'équipière

flashback (suite)

Dans l’instant qui suivit il fallut maintenir coûte que coûte le bateau dans son cap pour ne pas se faire rouler bouler, trouver les outils dispersés aux quatre coins du carré, se jeter sur la jupe arrière dans un équilibre précaire, tête dans l’eau et fesses à la lune et dans ces conditions déterminer les causes de cette étrange castration et pour finir y pallier très vite. Autant laisser tomber et se foutre à l’eau tout de suite, ça sera plus rapide.Heureusement mon Capitaine n’était pas du tout de cet avis. S’ensuivit alors pour lui un exercice d’équilibriste virtuose pour réparer ce putain de boulon qui bien sûr avait cassé net.Je me mis alors à haïr la navigation, la mer, les bateaux, les marins et tout ce qui pouvait se rapprocher peu ou prou de quoique ce soit ayant rapport avec de l’eau, sauf une douche chaude !   Fort heureusement le Cap réussit une réparation de fortune, ce qui me fit revenir quelque peu sur mes résolutions guerrières, il ne restait plus qu’à prier très fort le dieu des safrans pour que cela tienne. Pas de problème, si ça marche, je veux bien me mettre à plat ventre et lui lécher les boulons à ce pauvre chéri ! De savoir ma vie maintenue par une goupille grosse comme une épingle, avait de quoi me hérisser les poils des bras, mais je réussis à maintenir la muselière bien serrée sur ma panique naissante. Ce n’était vraiment pas le moment qu’elle ouvre son bec ! Raide comme un poteau, la mâchoire soudée à l’acier, je semblais maîtriser la situation alors que mon intérieur était en vrac et que mon cœur me jouait les tambours du Bronx !Au troisième jour, la vue de Majorque au loin ne fut rien d’autre qu’un mirage inaccessible, un vent mauvais nous en interdisait l’entrée, je salivais d’envie devant le défilé des baies toutes plus tentantes les unes que les autres. Les eaux y semblaient de paisibles lacs alors que nous étions aux mains d’une furie déchaînée !Il fallut tenir ainsi jusqu'à Ibiza où quelqu’un de sensé n’aurait vraiment pas l’idée de venir se reposer. Les boites de nuits géantes et les hôtels en brochette, très peu pour moi. Mais dans ces conditions une île pleine de cannibales aurait fait l’affaire.Le petit matin blême nous vit alors arriver encore plus blême que lui, hagards, un brin dégoûtés jurant bien, mais un peu tard que l’on ne nous y reprendrait plus.   A la fin de cet épisode peu glorieux il me fallait savoir si j’étais prête à continuer. La réponse ne fut pas longue à fuser dans ma petite tête. « Si j’aurai su, eh ! Ben j’aurai venu quand même ». 
   
      
Publié à 09:36, le 14/12/2008,
Mots clefs :


intéressant

22:09, 17/01/2009 .. Publié par Anonymous
j'aime bien la façon imagée que tu as d'écrire, j'ai vraiment pris du plaisir à te lire mais quel dommage que la mise en page ne soit pas plus soignée, ça serait tellement plus agréable!
Bravo quand même.
Marc



Vu sur STW

02:53, 19/01/2009 .. Publié par Anonymous
Bravo pour ton parcours et rassuree de savoir que je ne suis pas l'unique marginale quinca parcourant toutes les mers et oceans de la planete.
J'ai boucle un tours du monde, barroudage ici et la au gre du vent et de mes moyens.
Bon vent.
Odile
sailbabysail@yahoo.com


ABENDIDON

15:56, 19/01/2009 .. Publié par jfrancois
quelle aventure!
pour une première c'est spécial.
bon tout le monde est sauf c'est le principal.
vivement la suite de Joelle au bord de l'eau.
jfrancois


{ Page précédente } { Page 7 sur 26 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Où suis-je actuellement ?






Rubriques


Derniers articles

salon nautique 2010
"l'équipière" le livre!
retrouvailles
Tom Neale et Suvarov
oursin crayon

Liens


Amis